La rencontre interculturelle et la gestion de la différence…

Outils et récits. Problématiser la rencontre culturelle est un des fondamentaux en éducation au développement et à la solidarité internationale. Elle se pense lors de projet de mobilité ou de coopération internationale, à travers le voyage notamment…

On peut l’appréhender tantôt de façon poétique:

“Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt c’est le voyage qui vous fait ou vous défait”.

Nicolas Bouvier-L’usage du Monde

Certes.

Et tantôt de façon pragmatique, car il est des voyages entrepris pour sauver sa vie. Pie Tshibanda à travers son spectacle “Un fou noir aux pays des blancs” partage le récit de son propre parcours d’émigration et d’intégration….où la différence se fait tour à tour freins et opportunités…Avec humour, il nous rappelle que la rencontre interculturelle se pense et se vit aussi ici à travers notre capacité d’accueil et d’hospitalité…

Alors comment s’y préparer? Clair Michalon propose de changer de regard sur les autres pour voir le monde autrement…un récit éclairant, un pas de côté utile pour une nouvelle coopération de l’être…

Et vous? Quelles sont vos pratiques de préparation ou de gestion de la différences culturelles?

Prêts à partager vos autobiographies de rencontres interculturelles comme encouragé par le Conseil de l’Europe?

Dans quels autres contextes que celui du voyage avez-vous expérimenté cette rencontre singulière?

Jérôme Martin

One Comment

  1. Romain C

    “Salut Jérôme!

    Merci pour le commentaire que tu m’as laissé à propos du séminaire EADSI, c’est important pour nous de savoir que notre travail a été apprécié.

    En ce qui me concerne, ce séminaire, qui m’a beaucoup apporté, m’a surtout chamboulé l’esprit…
    J’ai vraiment pris conscience, même si je la savais déjà mais je ne voulais pas me l’avouer, que l’on a beaucoup plus d’impact en agissant ici, à notre échelle, plutôt qu’à vouloir jouer les “superman” à l’étranger en pensant que l’on va sauver tout le monde, alors que, bien au contraire, on cause souvent plus de dégâts qu’autre chose.

    Je voulais être professeur des écoles dans les pays du Sud, en pensant que je pourrai aider les populations locales avec mon enseignement… la belle affaire!! Le Blanc arrive avec ses gros sabots pour donner des cours d’alphabétisation. Ah ouai?!? Et il parle le Bariba? Qu’est-ce qu’il connais de notre culture? De notre histoire? Il va nous apprendre à lui ressembler, c’est tout ce qu’il va faire!!
    Bon je carricature un peu, je ne pensais pas arriver et leur imposer mon savoir, mais j’avoue que je ne faisais pas très bien la distinction entre ce qui est vraiment utile aux autres et ce qui me ferait plaisir.

    “S’il y a un truc qui me révolte plus que les autres, c’est bien cette idée, qui tourne en France, que les voyages forment la jeunesse et qu’il faut laisser à chacun, et aux jeunes en particulier, la chance de vivre ses propres expériences. Eh ben, y en a marre que l’Afrique serve de terrain d’expérimentation à des jeunes en mal de sensation, en mal d’aventure et en mal de solidarité. On en voit chaque jour les dégâts!!!” (Après le passage des jeunes Blancs…).
    La vérité a eu l’effet d’une grande claque dans la gueule!

    Non, je ne vais pas arrêter de voyager, mais je vais le faire avec un autre point de vue, je ne vais pas à l’étranger pour apporter forcément quelque chose, mais plus pour vivre un échange, un partage: l’interculturalité.

    Je veux toujours être professeur des écoles, mais ici, en France. La solidarité commence chez nous, “changer le monde commence par se changer soi-même”.
    Je pourrai inscrire le domaine de la solidarité internationale et le thème de l’interculturalité et de l’ouverture à l’Autre dans le programme scolaire de mes élèves, dans une démarche de pédagogie de projet. Ainsi, les connaissances et les compétences, acquises lors de la licence pro IPSI, prendront à ce moment là toute leur importance, afin de nouer et d’entretenir des partenariats avec des écoles étrangères par exemple, et qu’ensemble on construise des projets, dans le but d’éduquer les enfants au développement durable et à la solidarité internationale: à devenir des citoyens du monde.
    Et justement, votre projet en Inde (Inde aller-retour, une étape vers et pour…) est un bon exemple du genre d’actions que je pourrai mener dans le métier que je vise.

    Voili, voilou, c’est un peu long et peut-être pas très clair, mais ça fait suite à la discussion que l’on a eu après ton intervention, sur le rôle de l’enseignant, etc.”

    Romain C

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