Ne rien donner, c’est mieux que de donner n’importe quoi.

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Jérôme Martin

6 Comments

  1. Baba Orian

    Pas d’accord car il n’ya pas de différence entre”Ne rien donner, c’est mieux que de donner n’importe quoi.” quand la simple survie est un problème quotidien comme c’est le cas en Afrique sub saharienne, en milieu rural surtout

  2. Juliette

    Pas d’accord !
    Donner n’importe-quoi, c’est surestimer l’utilité de ce don : c’est dommage, mais ça peut permettre de mieux analyser les besoins et de “donner utile” la fois suivante !

  3. Bertrand

    Non donner n’importe quoi ça revient à dire quoi que je te donne c’est utile pour toi, cela dévalorise le don. Pourquoi ne pas donner utile dès la première fois?

  4. Ca donne toujours la pêche de revenir sur ton blog Jérôme, toujours de nouvelles idées, de nouvelles pistes d’animation…
    J’aime bien l’affirmation de débat mouvant “ne rien donner c’est mieux que de donner n’importe quoi” et en cliquant sur le lien je ne m’attendais pas à trouver autant de réactions, un vrai débat mouvant blogueur! C’est toujours difficile de trouver l’affirmation juste pour cette animation, celle qui fasse vraiment débat, de manière large, et en plus pour des publics différents… là je crois que c’est un bel exemple!
    Merci! et à très vite au WEF!!

  5. Faire un don, c’est un geste de solidarité. Mais il y a des dons qui sont utiles, et des dons qui le sont moins pour la structure qui les reçoit. Un don doit répondre à un besoin identifié par le bénéficiaire s’il se veut utile.

    À plusieurs reprises, j’ai été amenée à constater les limites posées par certain types de don. Un équipement dont les pièces de rechange ne sont pas disponibles localement pose le problème de l’usage à long terme de l’équipement lorsqu’une pièce doit être remplacée. Un ordinateur avec un système d’exploitation dans une langue qui n’est pas maitrisée par la structure d’accueil pose des problèmes d’accessibilité à l’usager. Une bonne connaissance du terrain est donc indispensable afin de répondre de manière efficace aux besoins des acteurs que l’on souhaite soutenir.

    Mais donner, ce n’est pas seulement envoyer un bien matériel ou de l’argent, il peut aussi s’agir d’un appui technique, donnant au bénéficiaire les moyens de créer les conditions qui lui permettront d’acquérir ce dont il a besoin lui-même.

    Donc, ne rien donner, c’est mieux que de donner n’importe quoi? Question difficile…Je dirais que donner quelque chose qui a été identifié comme un besoin c’est mieux que de donner n’importe quoi, et c’est mieux que de ne rien donner du tout!

  6. Thomas

    Bonjour,

    vos réflexions m’inspirent celle-ci.

    A l’origine l’acte de donner est un acte d’échange et le début d’un dialogue par dons interposés (que l’on pense à l’échange de cadeaux au moment des fêtes).
    Mais dans notre cas, il y a une différence car celui qui donne et celui qui reçoit ne sont pas dans le même espace. La confiance et la réciprocité de l’échange de dons est donc plus difficile à soutenir.
    En effet, il existe un intermédiaire (en l’occurrence une association) qui a pour rôle de collecter et d’acheminer les dons d’un côté et d’évaluer et de hiérarchiser des besoins de l’autre côté.
    La rencontre de ces deux fonctions permet l’acte de don mais l’oriente dans une forme unilatérale qui contrevient à ce que le don est à l’origine : un système d’échange.
    En effet l’association n’est pas elle-même destinataire du don, mais joue un rôle de transmission. Toutefois aux yeux du bénéficiaires, le donateur est l’association.

    Du fait de ce schéma, il incombe à l’association intermédiaire de donner des informations aux bénéficiaires sur le donateur, et au donateur sur le bénéficiaire, ce qui ajoute du travail et des coûts à la fonction d’intermédiaire. Sur ce point, il me semble que les outils mis à disposition sur internet peuvent jouer un rôle certain afin de recréer un échange directe entre donateur et bénéficiaire. Qu’en pensez-vous ?

    Autre point que je voudrais questionner : “donner n’importe quoi”.

    Ne rien donner est assez simple à comprendre. Par contre, donner n’importe quoi implique une évaluation, un jugement, donc une échelle de valeur qui fait exister l’utile, le moyennement utile et l’inutile, voir le nuisible.

    Mais qui détermine cela ? L’échelle de valeur est-elle partagée par ceux qui donnent, ceux qui collectent, ceux qui reçoivent ? Comment accorde-t-on tous ces regards, qui peuvent être autant de jugements différents sur l’utile et l’inutile ?

    Bien sur, il existe des besoins primaires et il n’est pas question de mettre en doute l’utilité de la fourniture de nourriture, d’eau potable, de soins de santé de base ou d’infrastructures sanitaires. Pourtant Céline cite un cas ou le fait de fournir du lait en poudre a été nuisible à la population bénéficiaire. Dans ce cas précis, l’eau potable était une condition pour l’utilité du lait. L’un sans l’autre se révèle nuisible. cela souligne le besoin de connaitre le terrain, les besoins, ce qui est disponible et ce qui ne l’est pas. Et d’articuler cette connaissance avec ce qui est collecté dans des territoires distants.

    Merci en tout cas pour cette note et ces commentaires.

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